Poly passe du galop au trot, puis progressivement, au pas. Il marche tranquillement, et reprend son souffle. Il me regarde de temps à autre, je le sais car je sens son doux regard se poser sur moi. Moi, je baisse les yeux. Je fixe le sol, sans lui jeter un oeil de peur de l'effrayer.
Tout à coup, il s'immobilise. Je n'entends plus le sable de la carrière voler sous ses sabots. Il est là, face à moi, et il ne me quitte pas des yeux. Il fait un pas vers moi. Le progrès est immense. Je lève mon regard vers lui, sans le fixer dans les yeux. Il fait un 2ème pas sans montrer le moindre signe de peur. Ses flancs se soulèvent de façon régulière, et calme. Je me décide enfin à faire un pas vers lui. Il ne recule pas.
Nous restons ainsi immobile pendant quelques minutes qui me parraissent une éternitée. Enfin, il s'avance vers moi, et s'arrêtte juste devant moi. Je tends ma main.
Il abaisse tranquillement ses naseaux, et me souffle dans les mains. Je pose ma main entre ses naseaux, et je remonte jusqu'à son chanfrein. Enfin je peux le toucher, le carresser. Je me sens proche de lui. Mes mains effleurent doucement chaques parties de son corps.
Enfin je le sens confiant et détendu.
Je me met à marcher dans la carrière, et il me suit sans broncher. Il semble vouloir me suivre jusqu'au bout du monde. Je me dirige vers la barrière et l'ouvre. Il continu de me suivre. Il me suit ainsi jusqu'à l'écurie, et je peux le remettre dans son box sans problèmes. Une fois dans son box, il tourne vers moi un regard doux, appaisé et profond. Je ne peux détacher mes yeux des siens.
C'est trop beau, comme dans un rêve.
Et vOilà pOur la suite ! AlOrs, ça vOus plait ? Si vOus vOus demandez cOmment je trOuve mOn inspiratiOn, et bien sachez que chaque mOment passé avec un cheval est précieux et unique, et qu'il faut le savOurer du mieux pOssible, avant d'être séparé de lui. C'est ce que je fais avec les chevaux que je cOnnais, et c'est avec eux et grâce à eux que je trOuve mOn inspiratiOn.